VOUS EN VOULEZ D'AVANTAGE ?

"Béchi, Bitchi, Béssi, ça vient d'où ce nom ?"

--> Prononcé [bisi], BEECI est une abréviation de l'anglais :

Bike through Europe for Environment and Citizens' Initiatives

(Vélo à travers l'Europe pour l'environnement et les initiatives citoyennes)

beeci.project@gmail.com

Nos trouvailles

30 Oct 2016

Bien sûr, nous avons trouvé ce que nous étions partis chercher. Mais ce voyage autour de l’Europe nous a apporté bien plus dans notre compréhension du monde et des modes de vie qui pourraient le rendre meilleur, nous rendre meilleurs.

 

Lorsque nous nous sommes vraiment décidés à partir, en février 2014, le voyage n’était qu’une abstraction que nous évoquions, tranquillement installés au chaud dans notre canapé.

Nous n’avions aucune idée de la fatigue, de la douleur physique ou des découragements que nous aurions à endurer une fois partis. Nous n’avions également aucune idée de la générosité dont nous serions l’objet, des magnifiques rencontres que nous ferions, des paysages époustouflants que nous traverserions. Bref, nous n’avions aucune idée de la richesse d’un tel voyage au long cours.

 

 

Des trucs et astuces

Nous étions partis à la recherche de ces « initiatives citoyennes » et il faut bien dire qu’on en a trouvé à la pelle. Vous pourrez consulter nos trouvailles très vite lorsque nous aurons posté nos articles sur notre blog.

 

Les différents niveaux de citoyenneté

Quand on pense aux initiatives citoyennes, on en revient facilement aux entreprises sociales et solidaires ou aux associations locales.

Mais finalement, qu’est-ce que c’est une initiative citoyenne ? Elle caractérise un comportement citoyen mais a-t-on vraiment besoin de se regrouper autour d’une entité administrative parfois lourde à organiser ?

Non. L’initiative citoyenne peut naître d’une personne seule ou d’une famille, au sein d’un foyer particulier. Il s’agit simplement de comprendre en quoi nos activités quotidiennes peuvent impacter notre entourage au sens large et comment on peut, à travers elles, améliorer la vie des autres ou limiter nos impacts négatifs sur l’environnement.

Ce voyage initiatique nous a amené un éclairage nouveau sur la représentation que nous pouvions nous faire de l’Europe ou de la durabilité dans notre quotidien.

De nouveaux questionnements ont vu le jour sur la citoyenneté. Elle se vit en groupe mais aussi de manière personnelle. Il est important de montrer que nous pouvons avoir un comportement citoyen et développer des initiatives citoyennes à l’échelle d’un collectif mais également à l’échelle personnelle, notamment en ce qui concerne nos choix de consommateurs, de CONSOMM’ACTEURS.

Une Union Européenne paradoxale

Presque un sophisme et sur tous les plans, l’UE est paradoxale. De temps en temps, on ne comprend pas bien.

Cette volonté affichée de préserver l’environnement et la promotion/subvention de la monoculture intensive. Cette idée de « répartir » les rôles entre chaque pays et d’encourager l’Espagne pour le maraichage au milieu des déserts arides. Cette décision de moderniser les infrastructures urbaines et le tourisme en se concentrant sur des capitales qui deviennent inabordables pour beaucoup de leurs habitants qui se tournent vers les banlieues oubliées du progrès.

Il semblerait que l’UE rêvée par nos arrière-grands-parents ait raté un virage dans la grande Histoire de l’égalité et du bien-être. On se pose des questions et on garde espoir mais désormais, on agit, à côté.

De nouveaux horizons, de nouvelles perspectives de vie.

Tous les deux ingénieurs, nous avons été formatés pour nous rendre utile à l’entreprise. Il y a quelques années, un de nos professeurs nous avait demandé :

« Savez-vous quelle est votre utilité en tant qu’ingénieur ? »

Comme un seul homme, les étudiants se sont dressés pour proposer :

« - Inventer les solutions de demain ?

- Développer de nouvelles technologies ?

- Répondre aux besoins de l’humanité ?

 

A chaque proposition, le professeur secouait la tête de manière amusée. Pour finir, levant les mains pour demander le silence, il a jeté, un peu désabusé :

« Votre utilité, c’est d’optimiser les coûts. »

Tout était dit.

 

Notre voyage nous a amené à rencontrer de nombreuses personnes avec qui nous n’aurions jamais pu rentrer en contact sans s’éloigner du milieu dans lequel nous nous étions placés. Nous avons découvert qu’une autre façon de vivre était possible. Travailler moins, gagner moins et s’offrir du temps pour soi et pour les autres. Ça parait un peu neuneu comme ça mais les familles que nous avons rencontrées qui vivent ainsi semblent plus heureuses, soudées, recentrées sur des valeurs très différentes de celles largement considérées comme importantes : travailler, épargner, consommer. Nous vous en reparlerons dans nos articles : de belles choses pour s’inspirer.

Une autre façon de voyager

Ce long voyage à vélo était notre première cyclo-randonnée sérieuse. Passé le cap des petites douleurs, dans les premiers jours, le corps s’est habitué et nous n’avions plus qu’à profiter.

Silence, nature, animaux sauvages, vitesse… Contrairement à la voiture, vous ne vous coupez jamais de l’environnement que vous traversez et construisez ainsi des souvenirs beaucoup plus riches en sensations. Des paysages à couper le souffle, nous retenons également les sons, l’odeur, la température, le bruit de nos pneus sur les feuilles mortes.

Et puis, si vous ne vous coupez pas de votre environnement, vous ne vous coupez pas des autres. A tout moment, nous pouvions être arrêté par quelqu’un sur le bord d’une route, pour discuter un peu ou partager un repas.

Enfin, nous avons compris que le vélo est vraiment accessible à tous. Familles, couples, célibataires ou groupe de copains, nous les avons tous côtoyés sur la route et ils sont bien plus nombreux à voyager de la sorte qu’on ne peut l’imaginer.

Je doute que nous puissions reprendre l’avion de si tôt pour nos vacances !

Nous-même

He oui ! encore heureux que nous nous sommes trouvés nous-même ! Presque 8 mois, 24h/24 avec la même personne, on apprend à se connaître, parfois dans la douleur.

Nous avons été soumis, de temps à autres, à des conditions difficiles physiquement ou mentalement. Le froid, les douleurs, le stress. Nous étions alors plus enclins à nous énerver et, dans ces cas-là, c’est la première personne familière située dans un rayon de moins de 1 mètre qui trinque.

Il a fallu apprendre à se contrôler, à prendre sur soi. Mais le plus important, à comprendre que, dans la plupart des cas, et pas seulement sur le vélo, l’énervement est une réaction de défense du corps et de l’esprit à un ensemble de facteurs naissant d’une situation complexe. La solution facile consiste à trouver un bouc émissaire à portée de main mais, on inspire profondément, on ferme les yeux, on réfléchit et on comprend. La route est coupée et nous devons revenir 10 km sur nos pas ? Inutile de dire « Ah ! C’est encore de ta faute ça ! Je t’avais bien dit que je la sentais pas cette route ».

On se retourne, on roule et on se soutient. Ça marche beaucoup mieux et on est bien plus efficace.

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