VOUS EN VOULEZ D'AVANTAGE ?

"Béchi, Bitchi, Béssi, ça vient d'où ce nom ?"

--> Prononcé [bisi], BEECI est une abréviation de l'anglais :

Bike through Europe for Environment and Citizens' Initiatives

(Vélo à travers l'Europe pour l'environnement et les initiatives citoyennes)

beeci.project@gmail.com

#1-Y’a quoi dans nos sacoches ? La cuisine

 

Petite mise en contexte

Quand on voyage à vélo (ça marche aussi à pied, en roller ou encore à trottinette) sur le long cours, la cuisine est d’une importance capitale.

Quand je parle de cuisine, je pense bien sûr aux mets que vous pourrez avaler et qui seront votre carburant mais également aux ustensiles constitutifs de votre cuisine de voyage et qui feront justement (au moins pour moitié) que ce que vous avalez est bien un mets (plus ou moins raffiné) et pas un simple carburant.

 

Dans les périodes d’effort constant et de confort limité, il est nécessaire de trouver du plaisir et du réconfort dans la cuisine. Nous aurions pu nous contenter d’un réchaud bas de gamme et d’une simple popote nous permettant de réchauffer de l’eau destinée uniquement à réhydrater des plats lyophilisés. Mais je vous mets au défi de manger comme ça pendant 8 mois en faisant du vélo à longueur de journée.

 

Tout ce poids que nous devions traîner pour s’enorgueillir quotidiennement d’une cuisine gastronomique (ou presque), nous le sentions rentabilisé à fond lorsque nous nous endormions sur le dos, le ventre légèrement bombé, les fesses endolories mais les papilles en fête après un bon repas.

 

Nous étions partis sous-préparés concernant la cuisine. Nous ne nous en sommes pas vraiment aperçus au cours du premier mois puisque nous dormions tous les soirs chez des Warmshowers, des couchsurfers ou des amis. Notre batterie de cuisine s’est donc enrichie et complété au cours du voyage.

 

Voici ce que ça donnait quand nous avons atteint notre version optimale du chargement « cuisine ».

 

- Popote (boîte inox ONYX 18cm diamètre)

- Poignée popotte (plastique)

- Fourchettes (de chez nous en inox)

- Cuilllères (de chez nous en inox)

- Leatherman (Skeletool avec kit 21 embouts réversibles)

- Opinel

- Econome

- Verre (Eco-cup en plastique)

- Tasse (spéciale camping en inox)

- Assiette métal (spéciale camping en aluminium)

- Réchaud (Primus Duo)

- Eponge

- Briquet

1. La Popotte

 

Nos critères : nous cherchions une popote de camping légère, pour 2 personnes et refermable de manière étanche pour nos petits plats du midi.

 

​​

Notre choix : nous avons opté pour un contenant destiné officiellement uniquement à la conservation. De l’inox, une fermeture mécanique très costaud et un joint en silicone. Avec ses 18cm de diamètre et ses 10,5 cm de hauteur, notre popote a une contenance d’1,75 L ce qui équivaut en nourriture à 2 assiettes bien bombées ou 3 à 4 assiettes pour ceux qui ne font pas 60 km de vélo par jour.

 

 

Notre avis : c’était moins cher que l’équivalent spécial camping mais il n’y a pas de poignée et c’est un peu fin dans le fond pour répartir la chaleur du réchaud. Il a donc fallu s’habituer et se faire la main sur les premiers repas qui n’étaient pas des meilleurs… Florent est très vite devenu expert et nous pouvions presque tout cuisiner dedans.

 

La règle avec laquelle on ne transige pas pour nos repas c’est de toujours y trouver de l’énergie, du goût, des fibres, des vitamines et autres oligo-éléments.

Nous avions donc systématiquement un féculent (pâtes, pommes de terre, riz…) accompagné de légumes en sauce mais une seule « casserole », pour tout cuisiner.

 

​​​Voici donc la manière dont nous procédions :

​​--->   Dans un premier temps, nous cuisions les légumes, revenus dans de l’huile d’olive puis terminés en cuisson à l’eau (pour constituer une sauce).

--->   Dans un second temps, nous réservions les légumes pour faire cuire les féculents à l’eau.

--->   En cas de reste (mais je vous assure que ça n’est pas souvent arrivé), ça nous fait un complément pour le lendemain midi, d’où la nécessité d’avoir une popote refermable hermétiquement.

 

Pour manipuler la popote, nous nous sommes simplement procuré un manche de popote universel.

 

 

2. Fourchettes et cuillères en inox classiques

 

Les couverts spécial camping coûtent cher et ne sont que rarement réellement pratiques.

Ils sont la plupart du temps trop courts et ne permettent pas de prendre grand-chose à chaque bouchée. Bref, pour nous, les couverts « spécial camping », c’est du gadget.

 

​​Alors quand nous avons constitué notre batterie de cuisine de voyage, juste avant le déménagement, nous avons ouvert notre tiroir à couvert et prélevé nos 2 cuillères à soupe et deux fourchettes. Et voilà !

 

Simple, léger, ergonomique, résiste à la chaleur (contrairement à la plupart des couverts « camping » qui eux, sont en plastique), le couvert classique en inox, c’est ce que vous trouverez de mieux pour partir en voyage.

 

 

 

3. Couteau Leatherman

 

Nous l’avons choisi pour son aspect multifonction qui nous évite d’avoir à sortir la trousse à outils en toutes occasions.

Mais attention, avec sa lame de 6,6cm seulement et une prise en main pas toujours très confortable, le Leatherman ne sera pas forcément votre meilleur allié pour la cuisine. Parfois, couper un pain ou une courgette un peu épaisse n’est pas vraiment envisageable. De même, lorsque vous avez 1,5kg de légumes à tailler, vous vous rendez vite compte que la prise en main vous limitera : au bout de 3 minutes d’utilisation, ça fait un peu mal aux doigts.

Dans les faits, le Leatherman s’est avéré un couteau d’appoint fort utile mais assez limité en utilisation complète.

 

 

4. Opinel

Notre vrai couteau de cuisine, c’était lui, le seul, l’unique et indémodable Opinel.

Celui-ci est un n°12 (12cm de lame) et avec, on peut globalement tout faire. Je ne pense pas qu’il soit intéressant de prendre une lame plus petite. Vous pouvez aller au-delà des 12cm mais ce ne sera pas vraiment utile.

La prise en main reste bien meilleure qu’avec un Leatherman. 

Si l’on cuisine tous les jours, avec de nombreux légumes à découper, il est toujours plus confortable d’avoir un « vrai » couteau.

 

 

5. Econome

Il est vrai que si on m’avait dit, avant de partir, que l’économe faisait partie des indispensables en voyage, j’aurais un peu rigolé. D’ailleurs, il ne s’agit pas vraiment d’un indispensable. Mais pendant une bonne partie de notre voyage, nous mangions des carottes à chaque repas et pas toujours de la carotte bio.

Au début nous épluchions avec l’opinel mais c’est vrai qu’on gagne du temps et on économise de la nourriture avec l’économe. Pour nous qui cuisinions systématiquement à partir de légumes frais, il s’est révélé d’une grande utilité pour un poids et un encombrement raisonnable.

Disons que c’est vraiment utile mais pas complètement indispensable.

 

 

6. Assiette en aluminium

 

Petite anecdote... ou comment nous avons fini par acheter cette assiette.

Au début nous étions partis qu’avec notre popote. Le premier soir ou nous avons eu l’occasion de vraiment manger dehors tout seuls comme des grands, nous avions envie de pâtes (je crois comme 80% de nos repas) avec une sauce tomate agrémentée de poivrons.

Je cuisine mes légumes. Ça sent bon, c’est bien chaud, ça chante dans ma popote. Mais voilà, une fois qu’ils sont cuits, il me reste à faire les pâtes dans la même popote qui continue de chanter sur son réchaud…

Il a bien fallu mettre les légumes quelque part pour faire de la place aux pâtes. On regarde autour de nous et, les seuls contenus alimentaires en vue sont nos gourdes de vélo. Les légumes sont restés bien au chaud en attendant les pâtes mais je vous jure, il y a plus pratique qu’une gourde à remplir avec des légumes. Et puis, pendant les semaines qui ont suivi, chaque gorgée d’eau de nos gourdes nous donnait une curieuse envie de pizza…

​​Nous étions partis « à la dure », en se disant qu’il n’y aurait pas besoin d’autre chose que la popote pour cuisiner, conserver, servir et manger. En fait non.

​​

Nous avons fini par nous procurer une assiette en aluminium qui nous servait de planche à découper et de plat pour réserver nos légumes pendant que nous faisions cuire nos féculents. Pour les quelques grammes ajoutés au paquetage, le jeu en valait la chandelle.

 

 

 

 

7. Réchaud

 

Nous avons choisi un réchaud Primus Duo qui s’adapte aux deux types de bouteilles de gaz que l’on trouve le plus communément en Europe (à clipser ou à visser) et qui sont les plus sécurisées.

Attention !

Il existe un autre type de bouteilles qu’on trouve vraiment partout : les bouteilles à percer. Nous n’en sommes pas vraiment fans. Lorsqu’on les perce pour enclencher le réchaud dessus, on ne peut plus le séparer de la bouteille. Lorsqu’on les transporte montés ensemble, il y a des risques de fuites. Au mieux, quand on croit qu’il reste du gaz, c’est à 22h en pleine cambrousse qu’on se rend compte que la bouteille s’est consciencieusement vidée tout au long de la journée. Au pire, ça vous pète entre les doigts quand vous ne vous êtes pas aperçu que ça fuyait.

 

​​Notre modèle de réchaud est très petit, léger et pliable. Malgré tout, il offre une puissance plus que suffisante pour la cuisson des aliments et nous mettions quelques minutes à porter la popote de près de 2 litres à ébullition (eau très froide au départ).

Le seul reproche qu’on peut lui faire, c’est qu’il ne répartit pas bien la chaleur en offrant une zone de chauffe de 3cm de diamètre à peu près. Cela nous donnait un cercle restreint chauffé au rouge dans le fond de la popote et une faible chauffe en périphérie.

 

Le réchaud clipsé sur une butagaz et sa sacoche noire

Nos "cuisines" au fil du voyage

Des forêts de la Lettonie aux bords du Danube en passant par les places de villages espagnols, l'Europe nous a offert de multiples salles de cuisine où notre chef cuisto a su s'adapter au fil du temps.

 

 

 

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