VOUS EN VOULEZ D'AVANTAGE ?

"Béchi, Bitchi, Béssi, ça vient d'où ce nom ?"

--> Prononcé [bisi], BEECI est une abréviation de l'anglais :

Bike through Europe for Environment and Citizens' Initiatives

(Vélo à travers l'Europe pour l'environnement et les initiatives citoyennes)

beeci.project@gmail.com

#3-Y’a quoi dans nos sacoches ? L'atelier

Petite mise en contexte

Nétwayéééé, réparéééééé, astikééééé, vélo lé toujou penpan !

Quelque part au fin fond d’une sacoche, dans un sac en tissu blanc qui ne le restera pas longtemps, les outils de notre atelier pour réparer et nettoyer nos montures. Autant vous dire que c’est franchement pas ce qu’on préfère et d’ailleurs on a repoussé à très très (voire trop) loin les premiers nettoyages et changements de pièces d’usure, ce qui aura valu à Florent  de ne plus pouvoir passer ses vitesses en Lettonie et de pédaler à moitié dans le vide en Suède... rien de très agréable en somme !

 

Voici donc quelques astuces pour éviter d’en arriver là, tout en voyageant avec le strict nécessaire bien sûr.

 

 

1. Nettoyer (et astiquer !)

Attention âmes sensibles-aux-vélos-tout-cracras-qui-grincent ce qui suit peut vous choquer…  la photo ci-dessous a été prise à Grenade, quelques 2500 km après notre départ et témoigne de notre première session nettoyage de vélo !

Mais pourquoi avoir attendu si longtemps ? Sans doute parce qu’après une longue journée à pédaler, on a juste envie de laisser les vélos au garage, de profiter de nos hôtes ou de faire à manger lorsque nous dormons dehors…

Il a alors fallu prendre le taureau par les cornes et installer une petite routine nettoyage, à respecter absolument si l’on voulait allonger la durée de vie de nos beaux vélos !

 

Quand et comment nettoyer son vélo ?

La transmission (chaine, plateaux, pignons, galets…) est une des parties les plus sensibles. Elle subit la pluie, s’empoisse de sable, de terre et de cambouis. Elle subit des frottements constants. Propre et bien lubrifiée, elle se sent bien et déploie toute son efficacité. Pleine de sable et de cambouis, elle s’use prématurément et risque de vous claquer entre les pattes au pire moment imaginable.

 

Pour prolonger sa durée de vie (environ 3000km pour une chaine en conditions de voyage), nous vous encourageons à l’entretenir avec amour et régularité.

 

Nous profitions des arrêts de quelques jours chez nos hôtes ou en camping pour faire un grand nettoyage complet (environ toutes les 3 à 4 semaines), à savoir :

  • Laver les jantes et le cadre à l’eau (et au savon si très sale) avec une éponge (ou à la main) puis laisser sécher ;

  • Laver la chaîne, les galets de transmission, les pignons et les plateaux à l’eau et au savon (et au dégraissant si très encrassée) et frotter avec de vieilles brosses à dent et un torchon sale pour bien désencrasser ;

  • Sécher la transmission avec un chiffon propre ;

  • Lubrifier la transmission en enlevant bien le surplus avec un torchon propre (et ne servant qu’à ça).

Lorsque nous n’avions pas la possibilité de nous arrêter quelques jours, une fois par semaine environ, nous faisions un entretien/nettoyage rapide (mais indispensable) de la transmission.

Pour ce faire, on utilisait du lubrifiant/dégraissant en bombe type WD40. Comme lubrifiant pour vélo, c’est absolument nul. Mais pour dégager le cambouis, c’est parfait. Il vous suffit d’un chiffon et de quelques coups de brosse après une pulvérisation pour retrouver votre transmission (presque) comme neuve.

 

2. Réparer en cas de casse

Là encore, en partant, on a fait en sorte d’avoir de bons vélos, robustes et fiables, ne nécessitant pas ou peu de réparations, histoire de ne pas avoir à sortir les démonte-pneus et la clé anglaise tous les quatre matins… Notre équipement réparation était alors réduit au strict minimum, d’autant plus que nous savions que, partout en Europe, nous trouverions bien un magasin de vélo ou une âme charitable en cas de gros pépin.

Du coup, on n’a pas emmené de pneu, de roue de rechange, de rayons de rechange, de guidon de rechange, de selle de rechange, de pédalier ou de cassette de vitesse.

A gauche la partie réparation, à droite le nettoyage

 

Voici donc le contenu de la trousse à outils :

  • Une chambre à air par vélo ;

  • Deux démonte-pneus ;

  • Une pompe à vélo ;

  • Des rustines autocollantes carrées ;

  • Un outil multifonction spécial vélo avec : des clés à laine, un tournevis plat, une clé Philips, une clé hexagonale, un dérive-chaîne et une clé à rayon ;

  • Une clé à molette, 22mm max;

  • Du scotch type chaterton, barnier, etc.

  • De la ficelle ;

  • Des rilsans.

En détails, voici nos motivations pour avoir constitué cette trousse à outils.

 

Les chambres à air :

Il est relativement peu probable de crever 4 pneus d’un coup. Nous avons donc misé un peu sur la chance et sur la logique. Au pire, l’un d’entre nous aurait crevé ses deux pneus en ouvrant la voie sur une zone à risque que le second cycliste aurait pu éviter. Et puis, la plupart du temps, une chambre à air se répare.

Inutile donc de trop se charger.

 

Les rustines autocollantes carrées :

On a souvent entendu dire que ces rustine étaient inefficaces. Pour nous, elles ont fait l'affaire même si nous n’avons eu à essuyer que deux crevaisons.

En revanche, elle se sont avérées redoutablement efficace pour une réparation durable de nos sacoches. Après deux ou trois chutes, l’une des sacoches de Florent s’est retrouvée avec quelques aérations supplémentaires pas forcément désirables.

Les rustines autocollantes ont permis de tenir plusieurs mois sur cette sacoche trouée que nous utilisons toujours, un an après notre retour, en voyage ou pour faire les courses.

 

Outil multifonction :

Il y a à peu près tout ce dont on a besoin à vélo là-dessus.

Il y en a même un peu trop, considérant l’ergonomie de l’outil. Difficile de le faire passer dans les endroits étroits, une mauvaise prise en main et une fâcheuse tendance à se desserrer et à tomber en pièce.

Nous avions pourtant pris un outil de marque réputée.

Malgré tout, il faut savoir qu’il est rarement utile. Pour resserrer un élément dans l’urgence, sur la route, au milieu de rien. Vous ne vous lancerez pas dans le démontage/remontage complet de votre transmission avec cet outil.

Le reste du temps, nos hôtes avaient toujours une boite à outil de compète à mettre à notre disposition et nous n’avions aucune question à nous poser.

Donc, le multi-outil, pratique et utile à avoir sur soi mais pas très pratique pour une vraie réparation.

 

Clef à molette :

Elle était là pour parer aux limites de l’outil multifonction. En effet, ce dernier dispose bien d’une clef hexagonale mais d’une seule. Or, le vélo dispose tout de même de quelques vis et écrous hexagonaux de tailles différentes.

Nous nous sommes, à quelques reprises, sentis bien inspirés de l’avoir emmenée.

Celle que nous avons choisie n’est pas grosse et ne permet donc pas de s’attaquer à certains gros éléments du vélo mais elle ne pèse que 130g.

 

Le Scotch :

Le grand classique pour les voyageurs à vélo.

Il vous permettra de tout réparer, pour une journée ou deux, le temps de trouver une solution plus durable (tente, sacoches, garde boue…).

 

La ficelle :

Nous en avions une dizaine de mètres.

Elle nous a permis de protéger nos provisions conservées dans le cageot sur le vélo de Léa mais surtout d’étendre notre linge.

A part ça, et bien… Honnêtement, je ne sais pas trop ce qu’elle faisait dans la trousse à outil…

 

Les rilsans :

Toujours utile d’en avoir 4 ou 5. Pour nous, ils permettaient d’attacher nos fanions de signalisation à l’arrière de notre vélo. Il y avait toujours un peu de casse et de rilsan à remplacer de temps à autre.

 

 

3. Les pièces d’usure

Quand on fait du vélo pour se rendre à l’école, au travail ou faire les courses, la plupart du temps, on ne roule que 2 ou 3000 km par an (désolé pour les grands sportifs qui en font 20 000 mais vous n’êtes pas représentatifs !)

Bref, le concept de pièce d’usure, pour le cycliste occasionnel ou quotidien sur de petites distance, paraît bien abstrait. Mais quand vous partez sur le long cours et que vous faites 1000 km par mois, vous comprenez qu’il n’y a pas que la peau de vos fesses qui s’use. Le vélo tout entier souffre.

 

Les freins

Nous n'en avions pas pris de rechange mais si c'était à refaire on en prendrait, histoire d'être tranquille au moment où il faut les changer.

Léa avait sur son vélo des freins Shimano XT de type BR dont les gommes des patins sont changeables.

 

Non-seulement c’est plus écolo puisqu’on évite de mettre à la poubelle toute la visserie et le sertissage métallique des freins à chaque fois qu’on doit les changer mais c’est aussi un peu plus économique et léger à transporter.

N’oubliez pas que vous pouvez compenser l'usure des freins, dans une certaine mesure, en tournant la petite bague par laquelle rentre le câble de frein à la base de la poignée de frein.

Enfin, lorsque vous roulez dans le sable et la terre, nettoyez un peu les patins pour ne pas y laisser de résidus qui pourraient user ou endommager la jante et la gomme du patin.

 

Nous avons effectué notre premier changement de patins au bout de 5.000 km mais ça dépend beaucoup de votre tempérament de conduite et du chargement du vélo. Dans notre cas c'était déjà un peu tard, alors n'oubliez pas de vérifier l'usure de vos freins de temps en temps !

 

Les câbles

Parfois les câbles de frein ou de vitesse perdent de leur tension. Ils deviennent un peu « mou ».

Pour notre part nous n’avons pas eu à les changer en près de 10.000 km.

 

Les pneus

Mieux vaut partir avec de bons pneus, qui passent partout et que ne s’usent pas trop vite.
Nous avons opté pour des Schwalbe Marathon Mondial. Ils sont renforcés au niveau de la bande de roulement pour limiter les crevaisons (aucune crevaison à déplorer sur ces pneus, chez Léa comme chez Florent sur l’ensemble du parcours).

Un pneu se change en cas d’usure excessive (facile à prévoir à l’avance) ou en cas de déchirure grave qui a peu de chance d’advenir avec d’aussi bon pneus que ceux que nous avions choisi.

Emmener des pneus de rechange est une pratique courante chez les cyclotouristes. C’est complètement inutile en Europe où, en quelques heures de stop grand maximum, vous trouverez un magasin de vélo tout équipé.

 

La transmission.

Quand on zone un peu sur les forums de cyclistes, on se rend compte que les chaines, plateaux et cassettes de vitesses ont une durée de vie bien définie.

En général, on dit que la chaine a une durée de vie de 2.500 km.

Pour savoir si votre chaine est trop usée, il existe un petit outil. Il permet de repérer si la chaine s’est trop allongée par rapport à sa longueur initiale.

Lorsque la chaîne est trop usée, elle fatigue aussi la cassette (les vitesses arrière), dont les dents des pignons vont s’user et se déformer pour adopter la forme et l’écartement des maillons de la chaîne usée.

Quand les pignons sont trop usés et les dents trop courtes, la chaine a tendance à sauter.

 

Souvent, on dit que lorsqu’on change la chaine, il faut également changer la cassette pour que la forme des pignons neufs corresponde bien à la forme de la chaine neuve.

Mettre une chaine neuve sur une cassette usée peut faire sauter la chaine.

 

 

 

Quant aux plateaux (vitesses avant), ils ont tendance à tenir le coup un peu plus que les pignons et supportent de 5.000 à 10.000 km (voire plus).

 

Pour notre part nous avons attendu 5.000 km pour changer la chaîne et la cassette en magasin (pour éviter d’avoir à trouver les outils nécessaires). Le mécano a fait des yeux ronds et pris une expression bizarre quand il s’est rendu compte de l’usure avancée de la chaîne.

Nous n’avons pas eu à changer les plateaux mais je pense qu’il va falloir y songer d’ici peu.

 

Enfin, le pédalier (et son axe) est un élément qui souffre. Beaucoup de contraintes (frottements, fatigue) s’y exercent. Il y a des petits roulements à bille au niveau de l’axe qui sont particulièrement sensibles à la poussière, au sable et à l’eau.

Au bout de 7.000 km de voyage (probablement 10.000 puisque c’est une occasion), l’axe de pédalier de Florent a commencé à présenter de graves signes de faiblesse. Ça frottait, ça crissait, ça forçait et ça saignait un liquide boueux et rouillé…

Ça nous est arrivé en Norvège et pas trop le choix vu la variété d’outils que nous avions emportés, il a fallu faire réparer en magasin de vélo. Le mécano a été sympa et le prix pas exorbitant pour le coin mais ça nous a quand même couté 61€ (dont 48€ de main d’œuvre).

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